Industrie BTP/Conformité Qualité : Le Laboratoire national du BTP améliore son opérationalité
Devenu Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics à l’issue du décret n°0536/PR/ MITPAT du 20 octobre 2015, cet outil d’aide à la conformité des infrastructures dans le BTP amorce un nouveau virage sous la houlette de son nouveau Directeur Général, ESSIA NSOMORE Jean Julien qui souhaite le rendre plus opérationnel afin de booster son rendement. Mais ce changement attendu, doit encore se promouvoir auprès des collaborateurs qui ont pris l’habitude de se servir au lieu de servir l’Etat.
Lancé en 1960, le Laboratoire national du bâtiment et travaux publics du Gabon (LNBTP), est une société d’Etat qui a pour missions de soutenir l’action du gouvernement et celle des opérateurs privés dans les domaines du contrôle géotechnique et de la qualité des infrastructures.
Cependant, ce rôle de premier plan s’est effrité au fil des années, au point de ne plus être capable de suivre le rythme des chantiers concrétisés par la vision accélérée du développement des infrastructures de base portée par le Premier des Bâtisseurs, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA. Du coup, ce constat de très amère est loin d’être digéré par les deux missionnaires de la Présidence de la République, a savoir le Président du Conseil d’administration, Henri MBIRA NZE et le Directeur Général, Dr Jean Julien ANGO ESSIA NSOMÔRE, qui ont convoqué en grande pompe une réunion le lundi 23 juin 2026, afin de balayer d’un revers toutes les mauvaises pratiques qui ont jusqu’ici minées la bonne marche du Laboratoire.
« Comment peut-on imaginer le Président de la République lancé tous ces chantiers, sans se faire accompagner par le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics », s’est insurgé le président du Conseil d’administration, Henri MBIRA NZE.
Et pour cause, le Laboratoire se trouve aujourd’hui dans un état pitoyable, qu’il faut nécessairement opter pour sa réhabilitation afin d’éviter que toute la commande publique actuelle issue des chantiers de la Ve République ne puisse profiter uniquement aux bureaux techniques étrangers.
On peut encore se demander comment le directeur géneral sortant, lequel ne s’est pas privé d’emporter un moyen roulant du Laboratoire, arrivait-il à vivre avec une telle réalité qui n’est pas de nature à plaire au nouveau directeur général, Dr Jean Julien ANGO ESSIA NSOMÔRE, lequel veut tout chambouler en mettant en place un management participatif pour une gouvernance d’ouverture afin d’intéresser tout le monde de la maison.
«Nul n’est imparfait, car je considère que nous sommes tous capables de bien faire», s’est-il permis de rassurer l’ensemble des collaborateurs. Avant de préciser « je ne suis pas le directeur géneral d’une corporation, mais celui du Laboratoire national du bâtiment et travaux publics».
En clair, le nouvel homme fort du Laboratoire veut concerner tous ses collaborateurs, qui ont brillé ces derniers mois par des absences inexpliquées, quand d’autres ont fait le choix de ne plus émarger préférant s’adonner à des mic-mac qui ont précipité ce grand Labo dans un KO total.
Selon les premières révélations tirées d’une enquête interne, il y avait au sein du Laboratoire un laissez aller et un laisser faire, qui a véritablement plombé son rendement au point où certains avaient choisi de se servir au lieu de servir l’Etat.

Ce a quoi, le docteur en génie civil répond par : « nous avons été nommés au Laboratoire pour servir l’Etat et non pas pour servir nos intérêts personnels». De plus, il y régnait dans cette maison de haute technicité un climat délétère, qui ne facilitait plus la bonne cohésion des équipes et tout cela bien nourrit par le « Kongossa ».
Face à désordre, le Dr Jean Julien ANGO ESSIA NSOMÔRE y apporte déjà une première solution « je vais dès la semaine prochaine réorganiser les services avec probablement de nouvelles affectations», a-t-il indiqué.
En vérité, c’est tout un plan stratégique que ce dernier compte mettre en place dans les toutes prochaines semaines, afin de pouvoir décliner les missions de tout un chacun et leur rendement.
L’interrogation ici, n’est plus de savoir si ce dernier va réussir à sa mission de redressement car il a tout pour, mais de se demander si ses collaborateurs vont pouvoir se flexibiliser à la nouvelle donne. Mais ont-ils le choix ?
Ceci fait dire que le Dr Jean Julien ANGO ESSIA NSOMÔRE a toutes les cartes entre ses mains, car il bénéficie de la confiance de son PCA et celle de la Présidence de la République qui souhaite que ce Laboratoire s’élève à la hauteur des besoins en infrastructures de base du pays.
De plus, le nouveau directeur général pourra s’appuyer sur les recommandations issues des deux audits qui ont été préalables diligentés et qui devraient lui permettre de mieux orienter ses décisions. En n’en point douter, si le Gabon a eu sa révolution en août 2023, il est question de constater que le Laboratoire national du bâtiment et travaux publics est en passe d’enregistrer sa refondation avec le duo Henri MBIRA NZE et Jean Julien ANGO ESSIA NSOMÔRE, tous les deux républicains dans l’âme et souhaitant rendre au Laboratoire ses lettres de noblesse.
À ce propos, combien sommes nous conscients que ce sont les. rapports techniques du LNBTPG, qui ont permis la réalisation des routes durables en Guinée Équatoriale ?
En tous les cas, tout semble indiquer que le Laboratoire est sur le point d’amorcer un nouveau virage qui se prend avec beaucoup de certitudes, grâces aux conclusions des deux audits lancés qui auront pour effet de convoquer un Conseil d’administration ordinaire ayant pour objectif de redéfinir la mission historique du Laboratoire.
Michel Mbina
