17 AOÛT : PÉPÉCY OGOULIGUENDE VOIT DANS LE DISCOURS D’OLIGUI NGUEMA UN ACTE DE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE
Au lendemain du défilé du 17 août, Pépécy OGOULIGUENDE, Secrétaire générale du ministère des Affaires sociales, a décrypté l’allocution présidentielle. Son verdict : un discours pragmatique, sincère, et tourné vers l’action. Pour elle, le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a surtout voulu mobiliser tous les Gabonais autour du développement.
Premier enseignement retenu : la performance publique. La SG des Affaires sociales salue l’interpellation directe du chef de l’État à l’administration. Fini, dit-elle, les schémas du passé, la priorisation de l’intérêt privé et l’opacité. L’heure est à la redevabilité. « Les ressources publiques appartiennent à tous les Gabonais. Elles doivent être gérées avec transparence », martèle-t-elle.
Autre point fort : la franchise sur les coupures. OGOULIGUENDE salue le fait que le Président ait reconnu la légitimité des plaintes des populations. Pour elle, c’est la première étape. Car les délestages ne pénalisent pas que les ménages. Ils tuent aussi l’activité économique. « En cas de difficultés énergétiques, c’est toute la chaîne qui est impactée. Des solutions doivent être trouvées », insiste-t-elle.
Sur le plan extérieur, la SG relève un tournant. Le Gabon veut désormais des partenariats gagnant-gagnant, surtout pour la transformation locale des matières premières. Fini les accords déséquilibrés. « Pendant longtemps, l’Afrique a été engagée dans des accords à son désavantage. Le moment est venu d’en bénéficier réellement. » Elle plaide aussi pour un rapprochement avec les pays africains qui ont déjà franchi des étapes.
Pour Pépécy OGOULIGUENDE, la diplomatie ne se décrète pas. Elle se prépare. « Il faut identifier ce qui est important pour le Gabon, savoir exactement ce que l’on veut et comment l’obtenir. » Les tournées du Président en Afrique sont, selon elle, la preuve de cette nouvelle méthode : aller chercher des résultats concrets, pas des photos.
Le discours a aussi remis la jeunesse au centre. La SG reconnaît que le chômage des jeunes est un défi mondial, aggravé en Afrique par le boom démographique. Mais elle refuse le fatalisme. Elle mise sur la diversification, les nouveaux secteurs et les projets en cours pour créer des opportunités.

Son message aux jeunes est clair : un diplôme ne suffit plus. Il faut des compétences, de la polyvalence et l’audace d’aller vers les métiers du numérique, du télétravail et de l’entrepreneuriat. Elle cite le Fonds entrepreneurial des jeunes comme un outil à saisir. « Ceux qui ont des projets et une vraie culture entrepreneuriale doivent se lancer et créer des emplois à leur tour. »
Au-delà de la fête, OGOULIGUENDE veut désacraliser le 17 août. Pour elle, l’indépendance n’est pas une date. C’est un engagement permanent. « Chacun doit se sentir embarqué dans ce bateau commun. » Patriotisme, souveraineté, travail : voilà la trilogie qu’elle met en avant pour transformer le pays.
Elle retient enfin l’image des défilés. Des milliers de Gabonais dans les rues. Pour la SG, c’est la preuve d’un attachement intact au pays et d’une envie de participer à la reconstruction. Les premières réformes et réalisations, dit-elle, donnent déjà un avant-goût du Gabon de demain.
À travers Pépécy OGOULIGUENDE, le gouvernement envoie un double signal. De l’espoir : le discours présidentiel trace une feuille de route. De l’exigence : il ne suffira plus de promettre. Il faudra rendre des comptes, tenir l’électricité, créer des emplois.
ce discours de pragmatisme va-t-il se traduire dans le quotidien, dans l’école, à l’hôpital, dans la facture d’électricité ? Car un discours mobilise. Mais seules les actions retiennent.
Par Roselyne Geneviève BEKALE ONDO
