Rentrée CGEUP 2026-2027 : à Libreville Nord, le privé veut peser dans le jeu

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Le décor est planté à l’Université Libreville Nord. Ce vendredi 30 octobre, la Conférence gabonaise des grandes écoles et universités du privé (CGEUP) a choisi les installations de l’ULN pour donner le ton de son année académique 2026-2027.

 

Un choix qui n’est pas anodin. L’hôte du jour, M. Pacôme Itsana, président fondateur de l’Université Libreville Nord, a ouvert les portes de son campus pour une cérémonie qui se voulait plus qu’un rituel.

 

Sous les toges, une ambition : que le privé ne soit plus perçu comme une offre par défaut, mais comme un partenaire à part entière de l’Etat.

 

Le président de la CGEUP, Jean Louis Nkoulou Nkoulou, a planté le décor d’entrée : « Former au Gabon les compétences nécessaires au Gabon ». La formule a rythmé toute la matinée. Dans la salle, promoteurs d’écoles, chefs d’entreprises, représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et étudiants ont écouté.

 

Le discours est calé sur la ligne des plus hautes autorités. Le pays veut retenir ses jeunes, limiter les départs coûteux vers l’étranger et bâtir une offre de formation qui colle aux besoins réels de l’économie. La CGEUP dit prendre sa part.

 

Deux leviers mis sur la table

 

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D’abord, l’exigence académique. La Conférence promet de muscler ses programmes, de les arrimer au marché de l’emploi et de faire de l’excellence un argument de souveraineté. « Rapprocher l’enseignement supérieur du monde économique », insiste un cadre de l’organisation.

 

Ensuite, l’argent. Et les alliances qui vont avec. La convention avec Ecobank, mise en avant comme un symbole, doit ouvrir des pistes : financement des études, accompagnement des établissements, passerelles vers l’emploi. Le privé cherche des soutiens solides, et le bancaire répond présent.

 

La présence du ministre et de son secrétaire général a donné à la cérémonie son poids institutionnel. Un temps d’échange direct a eu lieu avec les promoteurs, sur la qualité, la régulation et la contribution du secteur privé à l’effort national.

 

Le moment le plus attendu est venu du Pr Bonaventure Mve Ondo. Ancien recteur de l’UOB, ancienne figure de la Francophonie, il a livré la leçon inaugurale. Sans détour, il a plaidé pour une université gabonaise décomplexée : enracinée dans ses réalités, mais capable de tenir les standards internationaux.

 

Procession inaugurale, discours, leçon, poignées de mains. La forme était solennelle. Le fond, lui, se veut opérationnel.

 

Pour Pacôme Itsana et son université qui accueillait l’événement, comme pour l’ensemble de la CGEUP, l’enjeu est de transformer l’essai. Passer de la cérémonie à l’action, et faire de cette rentrée le point de départ d’un privé plus performant, au service d’une jeunesse qui demande une chose : une formation qui débouche sur un emploi ici, au Gabon.

 

Roselyne Geneviève Bekale Ondo

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