SETRAG : QUAND LA DIRECTION GÉNÉRALE CONFOND DIALOGUE SOCIAL ET CAUTION SYNDICALE

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La récente sortie médiatique de la Direction des ressources humaines de la SETRAG, soutenue par quelques responsables d’organisations syndicales à la représentativité contestée, apparaît comme une tentative maladroite de détourner l’attention des graves préoccupations soulevées par la FETRAG-SETRAG.

 

Plutôt que de répondre aux revendications des travailleurs, la Direction générale préfère s’entourer de leaders syndicaux dont certains bureaux semblent se résumer à « deux tondus et trois pelés », sans véritable assise auprès des salariés.

 

Les résultats des élections professionnelles sont pourtant sans équivoque : le SYCAT et la FETRAG-SETRAG totalisent 31 des 36 sièges de délégués du personnel, soit 86,11 %.

 

Le plus révélateur reste la présence, parmi les soutiens médiatiques de la Direction, du président déchu du SYCAT, alors même que des membres du Bureau exécutif issu de l’Assemblée générale du 11 juin 2026, considéré comme légitime par ses adhérents, ont reçu des convocations à des entretiens préalables dans le cadre de procédures disciplinaires susceptibles de conduire à leur licenciement.

 

Comment expliquer que la Direction générale affiche publiquement sa proximité avec un dirigeant syndical destitué, pendant que les responsables du bureau qui lui a succédé font l’objet de procédures disciplinaires ?

 

Cette contradiction renforce les interrogations sur l’ingérence présumée de l’employeur dans le fonctionnement interne du SYCAT et sur le respect effectif de la liberté syndicale à la SETRAG.

 

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Au lieu d’organiser une riposte médiatique avec des organisations syndicales minoritaires, la Direction générale devrait répondre aux véritables préoccupations des cheminots : libertés syndicales, procédures disciplinaires contestées, précarisation des emplois, gabonisation des postes, conditions de travail et sécurité ferroviaire.

 

Le dialogue social ne se mesure pas au nombre de responsables syndicaux disposés à défendre l’employeur devant les caméras, mais au respect des droits des travailleurs et à la reconnaissance de leurs représentants.

 

Les cheminots sauront apprécier cette étrange solidarité entre la Direction générale et certains responsables syndicaux, au moment même où leurs camarades font l’objet de procédures disciplinaires contestées.

 

Une Direction générale ne peut prétendre défendre le dialogue social tout en étant accusée de chercher à sanctionner ceux qui exercent leurs responsabilités syndicales.

 

La liberté syndicale ne se négocie pas. Elle se respecte.

Aimé Jordan PANGO 

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