CLASH DES LEADERS 5E ÉDITION : YOUNG BOYS ET SPORTSMANSHIP SACRÉS, KANGA EMMANUEL CONSACRÉ

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Le verdict est tombé sur le bitume d’Akebe Likouala. La cinquième édition du Clash des Leaders 3×3 GSBA Family, baptisée Kanga Lendouga Emmanuel, a tenu toutes ses promesses ce samedi. Au-delà des victoires des Young Boys et de Sportsmanship, c’est tout un quartier qui a célébré la consécration de son modèle.

Nous sommes satisfaits dans l’ensemble, confie l’organisation. Certes, on aurait voulu faire plus, mais l’objectif de cette édition anniversaire était ailleurs. Il ne s’agissait pas seulement d’organiser un tournoi, mais de mettre en lumière un fils du terroir. Faire de Kanga Emmanuel, qui a fait ses premiers pas de basketteur sur ce même terrain, une figure inspirante et accessible pour les plus jeunes.

Le message est passé dès le matin. Cette cinquième édition n’était pas comme les précédentes où l’on venait, où l’on jouait et où l’on rentrait. Cette fois, il y avait un visage, une histoire, une preuve vivante. Désormais, Emmanuel porte une immense responsabilité, celle d’ambassadeur du Vert-Jaune-Bleu depuis les États-Unis. Aux plus jeunes de s’approprier ce modèle, car dans la vie, on a besoin d’une référence de réussite pour tracer son propre chemin.

Et cette référence répond à la plus grande inquiétude des parents gabonais. Si les garçons se sont bousculés dans cette formule dynamique du 3×3, le constat chez les filles est plus amer : un nombre très réduit d’équipes féminines. Un signal fort lancé aux formateurs. Il faut insister sur la formation des jeunes filles, un chantier difficile où il faut d’abord gagner la confiance des familles qui hésitent encore à laisser leurs filles faire du basket.

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C’est là que le modèle Emmanuel prend tout son sens. Il incarne la parfaite conciliation entre sport et études, le fameux double projet. L’argument que les parents redoutent le plus, celui d’un sport qui ferait délaisser l’école, tombe. On peut faire l’école et jouer au basket, et même décrocher une bourse universitaire grâce à lui. L’appel de la GSBA est donc clair : parents, laissez vos enfants pratiquer le sport.

Cette vision a trouvé un écho favorable à la mairie du 3e arrondissement. Le président de la GSBA tient à remercier le maire Franck Ibouilly, lui-même fils de Petit Paris, qui n’a pas hésité à valider le partenariat. Conscient que le sport peut canaliser et offrir des opportunités, il a choisi d’accompagner l’association qui a réussi à hisser un enfant du quartier au rang d’ambassadeur national aux États-Unis.

Un exemple que Laurel Lemiguy voudrait voir essaimer. Il lance un appel à toutes les mairies d’arrondissement du pays : faites comme le 3e. Dans chaque arrondissement, il y a des clubs, des jeunes à encadrer. Les mairies participent à la vie des collectivités locales et les associations sportives en sont un maillon essentiel. Investir dans le sport de proximité, c’est investir dans la jeunesse.

Pour marquer cette édition spéciale, l’organisation a mis les moyens. La particularité était bien Emmanuel mis en avant, mais aussi une dotation inédite. Outre les catégories U16, U18, seniors hommes et seniors dames, chaque joueur finaliste est reparti avec un ballon de basket, l’arme du sportif. À cela se sont ajoutés des médailles personnalisées au logo de l’association, des trophées et des enveloppes.

Sur le terrain, le spectacle a été à la hauteur de l’enjeu. En finale U16, la Young Team s’est imposée 5 à 2 face à Dafises. Chez les U18, après des demi-finales très disputées où Les 300 ont sorti Bishao 12 à 10 et où les Young Boys ont dominé Overtime 9 à 4, la finale a vu la victoire des Young Boys 6 à 5 contre Les 300. Une finale d’une intensité rare.

Chez les seniors, les dames ont montré la voie avec la victoire des Vétérantes 5 à 2 contre les Jeunes, tandis que chez les hommes, c’est l’équipe de Sportsmanship qui a soulevé le trophée en s’imposant 6 à 3 face à GTA6. Au-delà des scores, cette cinquième édition a réussi son pari : donner au 3e arrondissement des champions du jour et un champion pour l’avenir.

 

Aimé Jordan PANGO 

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