FOOTBALL BÉNINOIS : MARCELIN BOCOVÉ ÉLU À LA TÊTE DE LA FBF, PLACE À LA MANDATURE 2026-2030

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Ce mardi 25 août 2026, le football béninois a tourné une page. Réunis à Missérété, les délégués des clubs, des ligues et des groupements ont porté Marcelin BOCOVÉ à la présidence de la Fédération Béninoise de Football pour la mandature 2026-2030.  Une élection sans surprise pour les observateurs, mais lourde d’enjeux pour l’avenir des Écureuils et du football de base.

 

Après 4 ans de débats, de réformes et de tensions, l’assemblée générale élective de Missérété devait clarifier la direction. Les votants ont tranché. Marcelin BOCOVÉ hérite d’une fédération sous pression : résultats, infrastructures, professionnalisation des clubs, transparence.

Son élection est d’abord un vote de confiance et une exigence de résultats.

 

Figure connue du milieu, il arrive avec l’étiquette de l’homme de consensus et de terrain. Dans ses interventions de campagne, il a mis en avant trois priorités : la formation, la gouvernance et le financement.

Sa mission : réconcilier les familles du football béninois et remettre la FBF au centre du projet sportif national.

 

Le nouveau président ne part pas de zéro, mais le travail est immense :

1. Les sélections nationales : qualifier les Écureuils pour la CAN et viser le Mondial. Mettre fin à l’instabilité technique.

2. Le championnat : professionnaliser la Ligue Pro, sécuriser les stades, garantir les droits TV et les sponsors.

3. La formation : centres de détection, encadrement des jeunes, partenariat avec les écoles. C’est là que se joue l’avenir.

4. Les infrastructures : entretenir les stades, finaliser les terrains de proximité. Sans pelouses praticables, pas de football.

 

La FBF vit encore beaucoup des subventions de l’État et de la FIFA. BOCOVÉ l’a dit : il faut diversifier. Sponsoring, billetterie, merchandising, droits marketing.

Un football qui ne génère pas d’argent ne peut pas investir dans la jeunesse. C’est l’équation économique de la mandature.

 

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Après des années de critiques sur la gestion, les clubs attendent des comptes clairs et des règles stables. Le nouveau bureau devra publier son budget, auditer ses comptes et associer les ligues aux décisions.

La crédibilité de la FBF passe par là.

 

En élisant à Missérété, loin de Cotonou, la famille du football a voulu marquer la décentralisation et la proximité. Message : le football ne se décide pas seulement dans les bureaux de la capitale. Il se vit dans les quartiers, dans les communes.

 

Du côté des clubs, on veut des calendriers respectés et des subventions payées à temps.

Du côté des supporters, on veut du jeu et des victoires.

Du côté des jeunes, on veut des opportunités et des passerelles vers le professionnalisme.

BOCOVÉ devra contenter tout ce monde sans diluer sa feuille de route.

 

Partout en Afrique, les fédérations qui avancent sont celles qui structurent. Sénégal, Maroc, Côte d’Ivoire ont misé sur la formation et le marketing.

Le Bénin a du talent. Il lui manque la chaîne. C’est le défi des 4 prochaines années : transformer le potentiel en résultats.

 

L’élection est faite. L’état de grâce sera court.

Marcelin BOCOVÉ prend la FBF à un moment charnière. Le football béninois ne demande plus de promesses, il demande un plan et des actes.

 

À Missérété, les délégués ont choisi un capitaine. Désormais, c’est sur le terrain — stades, centres de formation, sélections — que se jouera le vrai verdict de la mandature 2026-2030.

 

Aimé Jordan PANGO 

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