FRANCEVILLE : LA MPASSA REND LE CORPS DE BABOZA APRÈS 48 HEURES D’ANGOISSE

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C’est le dénouement tragique que tout Franceville redoutait. Après près de deux jours de recherches intenses et d’espoir, la rivière Mpassa a finalement rendu le corps sans vie de celui que tout le monde surnommait Baboza.

 

Âgé de seulement 21 ans, ce jeune Gabonais avait disparu depuis le mardi 6 octobre. Son corps a été repêché dans la matinée du jeudi 8 octobre, mettant fin à une attente insoutenable pour sa famille et ses proches qui veillaient au bord de l’eau.

 

Le drame s’est noué au débarcadère de Bouquet-Bouquet, dans le quartier populaire de Kiki, un lieu de baignade bien connu des jeunes de la capitale altogovéenne. Selon les témoignages recueillis, Baboza se baignait avec des camarades et aurait tenté une traversée à la nage.

 

Une traversée qui a viré au cauchemar. D’après les premiers éléments rapportés par nos confrères de L’Union, le jeune homme aurait soudainement rencontré des difficultés au milieu de la rivière, avant d’être emporté par le courant sous les yeux impuissants de ses amis.

 

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Dès l’alerte donnée, une mobilisation s’est organisée. Éléments de la gendarmerie nationale et sapeurs-pompiers se sont relayés sans relâche pour sonder la Mpassa, réputée pour ses zones profondes et ses courants traîtres. Une course contre la montre qui, malheureusement, n’a pas permis de le retrouver vivant.

 

Le corps a finalement été localisé et repêché, puis transporté à la maison de pompes funèbres Altosep, en présence d’une famille effondrée. Une image d’une grande douleur qui rappelle la fragilité de la vie.

 

Si les premières constatations n’auraient révélé aucune trace apparente de violence ou d’acte criminel, écartant pour l’heure la piste d’un homicide, les circonstances exactes de cette noyade restent encore à éclaircir par les autorités compétentes.

 

Au-delà du drame, cette tragédie relance la question lancinante de la sécurité autour de la Mpassa. Fleuve nourricier et lieu de détente pour les populations de Franceville, elle se transforme trop souvent en piège mortel, surtout pour la jeunesse qui ignore ses dangers.

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