Ministère de l’Education nationale : Le DCAF enrage les chefs d’établissements

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Les chefs d’établissements seraient tous retournés à cause du comportement, jugé par eux peu orthodoxe, de leur directeur central des affaires financières (DCAF) sieur Christian Mboumba Mvé. Motif ? Le non versement de leurs budgets de fonctionnement, alors que la date butoir de la « clôture de l’exercice budgétaire » est arrêtée au vendredi 7 novembre.
Le 20 octobre dernier, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a signé une « note circulaire » à l’endroit des membres du gouvernement quant au respect du « calendrier de clôture de l’exercice budgétaire 2025 », en rapport avec « l’exécution des dépenses » et dont la « limite de traitement » est arrêtée au vendredi 7 novembre, pour ce qui est consacré aux opérations des « engagements ». En attendant celles relatives aux visas « ordonnance » (30 novembre) et du « Trésor » (30 décembre).

Le rappel du président de la République du respect dudit calendrier est un moyen pour éviter à des malins financiers de ne rien faire et d’espérer se sucrer sur ce qu’ils appellent pudiquement les « queues du budget ». Pour lesquels on retrouve rarement des traces. Et qui avaient été institutionnalisées sous le régime déchu, quand on laissait faire. Malheureusement pour les prévaricateurs et les profiteurs de ces fameuses « queues de budget », les temps ont changé.

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Mais il semble que le DCAF du ministère de l’Éducation nationale, sieur Christian Mboumba Mvé, ferait actuellement l’unanimité contre sa personne de plusieurs chefs d’établissements. Lesquels lui reprocheraient la rétention depuis deux ans de leurs différents budgets de fonctionnement. Toute chose qui provoque une levée des boucliers sourde des chefs d’établissements, à quelques jours de la date limite de la clôture du calendrier de l’exercice budgétaire.   Les responsables d’établissements ne comprennent pas que le budget soit débloqué, mais qu’ils ne recevraient rien de la part de leur DCAF.   Cela ferait plus de deux ans qu’ils tireraient le diable par la queue.

Les pauvres hères seraient abonnés à la mendicité, et incapables de payer les fournisseurs à cause du DCAF. Lequel, selon les plaignants, bloquerait l’effectivité des budgets en déviant le circuit normal pour les affecter ailleurs, prétextant qu’il s’est trompé. Alors même qu’il ne serait pas à son premier coup, à la fin de l’année, lesdits budgets disparaîtraient dans les queues de budget et dont la direction reste méconnue.

Les chefs d’établissement payent le lourd tribut face aux fournisseurs et ne savent à quel saint se vouer. Et voilà que la date butoir fixée au vendredi 7 novembre est dans tous les esprits, sieur Christian Mboumba Mvé n’aurait initié aucune procédure. Ce qui fait penser aux responsables d’établissements que le gaillard serait en train de récidiver dans la même pratique. Et l’avenir des responsables des écoles plus que compromis.

Malgré, dit-on, les orientations données par le cabinet de la ministre d’État, Camélia Ntoutoume Leclercq, le DCAF Christian Mboumba Mvé n’en ferait qu’à sa tête. Tant qu’il plastronnerait devant tout le monde, qu’il n’aurait des comptes à rendre qu’au président de la République. À cette allure, les chefs d’établissements n’auront que leurs yeux pour voir leur DCAF leur faire un bras d’honneur, puisqu’il se revendique proche de Brice Clotaire Oligui Nguema.

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