NDJOLÉ : POLÉMIQUE SUR LES TARIFS DE TAXI, LA MAIRIE DÉMENT ET RAPPELLE UN ACCORD SIGNÉ LE 29 JUILLET
Le 23 août 2026, un élu de Ndjolé publie une vidéo sur les tarifs du transport urbain. Le Bureau du Conseil Municipal dit avoir découvert la publication « avec étonnement ». Pour la mairie, le timing pose problème : un accord avait déjà été trouvé avec les taximen un mois plus tôt.
Selon le communiqué municipal, une réunion de travail s’est tenue le 29 juillet 2026 sous la présidence du Premier Maire Adjoint Jean Blaise EYEGHE OLAME et du Deuxième Maire Adjoint FAUSTHER PYTHER MAVOUNGOU.

À l’issue de la rencontre, un consensus a été acté avec les professionnels du secteur.
Le barème est clair et daté :
– 300 FCFA pour un trajet à l’intérieur de la ville, en journée
– 500 FCFA pour les courses entre 21h et 5h du matin
Entrée en vigueur : 20 août 2026. L’idée : encadrer les prix et éviter les abus, tout en tenant compte des charges des chauffeurs.
Depuis le 20 août, le Bureau du Conseil Municipal affirme n’avoir enregistré aucune plainte faisant état d’un refus d’appliquer ces tarifs. Pour la mairie, l’accord est donc respecté sur le terrain. D’où son agacement face à une communication qui donne l’impression qu’il fallait « réinventer » une solution.

Le Bureau regrette une présentation des faits qui crédite un seul élu d’une avancée collective. « Une telle communication est susceptible d’induire la population en erreur et de créer inutilement de la confusion, voire des tensions », écrit-il. En clair : ne pas s’attribuer seul le travail d’une concertation institutionnelle.
Pour Ndjolé, la gestion des affaires publiques ne se fait pas en solo. La mairie insiste sur la concertation, la transparence et l’intérêt général comme seules méthodes. Les initiatives individuelles qui court-circuitent le travail collectif brouillent le message et fragilisent la confiance entre citoyens, transporteurs et autorités.
Le transport urbain est un nerf de la guerre dans toutes les communes. À Ndjolé, l’enjeu est double : protéger le pouvoir d’achat des usagers tout en permettant aux taximen de couvrir carburant, entretien et risques nocturnes. Le barème 300/500 FCFA est le compromis trouvé après discussion directe.
Le Conseil Municipal appelle les populations à la sérénité et à la responsabilité. Il invite chacun à se référer uniquement aux communications officielles pour éviter les rumeurs. L’objectif : préserver un climat apaisé entre usagers et conducteurs dans les prochains jours.
Dans son communiqué, le Bureau rassure : la commune suit de près les difficultés du quotidien. Il promet de poursuivre l’action « dans la discrétion et sans recherche de publicité », avec pour seule boussole des réponses concrètes aux problèmes des administrés.
Au fond, ce bras de fer pose une question simple : faut-il communiquer vite pour exister politiquement, ou communiquer juste pour être utile ?
À Ndjolé, la mairie tranche : les décisions qui touchent la poche des citoyens doivent passer par la table de concertation, pas par une vidéo.
Les tarifs sont fixés. L’accord est signé. Place maintenant au respect de l’engagement par tous.
Source : Bureau du Conseil Municipal de Ndjolé
