PÉTROLE : 3 ANS DE NÉGOCIATIONS, ZÉRO AVANCÉE. LE COLLECTIF SOS PÉTROLIER CASSE LE SILENCE VENDREDI 

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LIBREVILLE – Ça suffit. Après 3 ans de discussions, de promesses et d’atermoiements, les travailleurs du pétrole mis à disposition tirent la sonnette d’alarme. Le Collectif SOS Pétrolier du Gabon a annoncé la tenue d’un point de presse ce vendredi 7 août 2026 à 15h00 à Libreville. L’objectif : faire éclater au grand jour le blocage des négociations sur l’arrimage des salaires dans le secteur des hydrocarbures.

 

Ils ne sont pas directement salariés de Total Gabon, Perenco, Assala ou Maurel & Prom. Ils sont « mis à disposition ». Ce sont eux qui sont sur les plateformes, dans les raffineries, sur les sites. Ils font tourner la machine.

 

Pourtant, depuis des années, leurs bulletins de salaire ne reflètent pas la réalité du secteur. Un secteur qui représente à lui seul environ 60% de l’économie nationale.

 

Tout est parti de la loi n°20 relative au dialogue social dans le secteur des hydrocarbures. Une loi censée protéger et harmoniser.

Sous la direction du Président de la Commission du Dialogue Social, des négociations ont été lancées. Il y a trois ans.

 

Trois ans plus tard, le constat du Collectif est amer : pas d’accord, pas d’arrimage, pas d’effet rétroactif. Rien.

« On nous fait tourner en rond pendant que les barils se vendent », lâche un membre du collectif sous couvert d’anonymat.

 

La demande est simple et chiffrée. Aligner les salaires des travailleurs mis à disposition sur ceux des agents des sociétés pétrolières, avec effets rétroactifs.

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En clair : payer ce qui est dû depuis le début du blocage.

 

Pour le Collectif, il ne s’agit pas d’une faveur. Il s’agit d’équité. « Même travail, même risque, pas même salaire. C’est ça qui doit cesser ».

 

Ce vendredi à 15h00, à Libreville, le Collectif SOS Pétrolier veut donc parler. À l’opinion nationale et internationale.

 

Le message est clair : si le dialogue institutionnel n’avance pas, la pression publique va monter. Il s’agit de rappeler au gouvernement, aux opérateurs et à l’opinion que la paix sociale dans le pétrole n’est pas un acquis.

 

On ne joue pas avec le pétrole au Gabon. Quand ce secteur tousse, tout le pays s’enrhume.

 

En mettant sur la table la question des travailleurs « mis à disposition », le Collectif pose une question plus large : comment un pays peut-il bâtir sa 5e République sur l’exploitation de ses ressources, si ceux qui les extraient sont laissés de côté ?

 

Le gouvernement d’OLIGUI NGUEMA a fait de la justice sociale et de la refondation un cheval de bataille. Ce dossier sera un premier test.

 

Le Collectif promet des révélations. Chiffres, noms, chronologie des blocages. Et surtout, l’annonce des prochaines actions si rien ne bouge.

 

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