FOOTBALL FÉMININ : 22 BUTS, DES DUELS SANS CONCESSION ET UN GABON QUI VEUT REBÂTIR SON AVENIR À NZENG-AYONG !

0

Libreville, la capitale du Gabon vibre au rythme du football féminin. La deuxième journée du Tournoi amical international de football féminin (TAIFF 2026), disputée les 6 et 7 novembre au stade de Nzeng-Ayong, a confirmé les ambitions sportives de cette première édition.

 

Avec 22 réalisations enregistrées en trois rencontres, les différentes sélections ont donné une dimension particulièrement offensive à la compétition, faisant preuve d’engagement, de détermination et d’une réelle volonté de produire du jeu. Initié par le Collectif du football féminin d’Afrique centrale (COFFAC), en collaboration avec la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) et avec l’accompagnement de la FIFA, ce rendez-vous, qui se déroule du 4 au 10 novembre 2026, dépasse le simple cadre d’une confrontation entre nations. Il constitue une plateforme d’expression, de détection et de perfectionnement pour les jeunes footballeuses de la sous-région. Au Gabon, cette initiative trouve également un écho particulier dans la politique de développement et de reconstruction du football féminin impulsée par le président de la FEGAFOOT, Pierre-Alain Mounguengui. Son accompagnement et son soutien à cette première compétition régionale féminine traduisent l’intérêt porté à la relance de la discipline, à la promotion de la relève et à la multiplication des opportunités offertes aux joueuses pour acquérir une expérience internationale. Une orientation qui place le TAIFF parmi les initiatives susceptibles de contribuer à la redynamisation du football féminin gabonais.

 

Sur le rectangle vert, les sélections ont répondu présentes avec des prestations riches en intensité et en efficacité offensive. Le samedi 7 novembre, le Congo a d’abord marqué les esprits en prenant le dessus sur le Gabon U20 au terme d’une confrontation particulièrement animée. Malgré une opposition courageuse des jeunes Panthères, les Congolaises ont su faire parler leur réalisme pour s’imposer 6 buts à 3. Cette rencontre a mis en évidence les qualités offensives des deux formations, mais également les exigences défensives auxquelles les Gabonaises devront davantage répondre. Les trois buts inscrits par la sélection nationale U20 témoignent néanmoins de sa capacité à se montrer dangereuse et à ne pas renoncer face à l’adversité. Dans la seconde rencontre, la République centrafricaine a livré une véritable démonstration face à Sao Tomé-et-Principe. Avec neuf réalisations contre aucune encaissée (9-0), les Centrafricaines ont affiché une maîtrise offensive remarquable, confirmant leur capacité à imposer leur rythme et à concrétiser leurs occasions. Cette journée avait été précédée, vendredi 6 novembre, par le succès du Tchad devant Sao Tomé-et-Principe (3-1). Trois rencontres aux scénarios différents, mais un même constat, les participantes abordent ce tournoi avec de véritables ambitions sportives. La qualité des enchaînements, les initiatives individuelles, l’engagement dans les duels et la recherche permanente de solutions offensives témoignent d’une compétition où chaque formation entend défendre dignement ses couleurs.

 

HeaderBanner

C’est l’occasion ici de réaffirmer que, cette animation sportive du TAIFF 2026 met surtout en lumière une problématique essentielle : celle de la construction d’un environnement compétitif durable pour le football féminin en Afrique centrale. Pour le Gabon, cette première expérience régionale s’inscrit dans une perspective qui rejoint la vision défendue par Pierre-Alain Mounguengui en matière de reconstruction et de développement de la discipline. Le soutien du président de la FEGAFOOT à cette initiative constitue un signal institutionnel important, dans la mesure où la relance du football féminin exige des engagements concrets, des moyens d’accompagnement et une multiplication des compétitions. La participation des Panthères U20 permet notamment à la jeune génération de se confronter à des adversaires étrangers, d’évaluer ses capacités et de mesurer les efforts restant à accomplir. Si le résultat face au Congo n’a pas été favorable, cette opposition représente néanmoins une expérience formatrice pour un groupe appelé à progresser. Cependant, l’ambition de reconstruction ne peut se limiter à l’organisation de tournois ponctuels. Elle doit s’appuyer sur la régularité des championnats, la formation des joueuses, le perfectionnement des encadreurs, le renforcement des clubs et l’amélioration des infrastructures. C’est dans cette complémentarité entre volonté institutionnelle, engagement des acteurs sportifs et opportunités de compétition que réside la portée du projet porté par le COFFAC. En réunissant plusieurs sélections nationales autour d’une même ambition, le TAIFF contribue à renforcer les échanges sportifs, à révéler de nouveaux talents et à donner davantage de visibilité au football féminin régional.

 

Le spectacle devrait se poursuivre le mardi 10 novembre 2026, à l’occasion de la troisième journée programmée au stade de Nzeng-Ayong. Deux affiches sont au programme : à 13h15, le Congo sera opposé à la République centrafricaine dans un duel entre deux formations qui ont particulièrement brillé par leur efficacité devant les buts. À 15h30, le Gabon U20 retrouvera le Tchad avec l’ambition de renouer avec un résultat positif après sa défaite face aux Congolaises. Les Tchadiennes, de leur côté, tenteront de confirmer leur bonne dynamique. Ces deux confrontations s’annoncent comme de nouvelles occasions de mesurer les qualités techniques, tactiques et mentales des différentes participantes. À travers cette première édition, le TAIFF 2026 rappelle finalement que l’avenir du football féminin régional se construit autant dans la compétition que dans la volonté des institutions de lui donner les moyens de progresser. Pour le Gabon, le défi est désormais de transformer cette dynamique en acquis durables, conformément aux ambitions de reconstruction affichées par la FEGAFOOT. À Nzeng-Ayong, les buts font le spectacle, les sélections rivalisent d’engagement et une nouvelle génération de footballeuses nourrit l’espoir d’un avenir plus structuré pour le football féminin.

Par MBOUTSOU/CCPMBDE

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.