LÉBAMBA-MBIGOU : FINI LES PROMESSES, PLACE AU BITUME
Sur le chantier Lébamba-Mbigou, le rythme a changé. On ne travaille plus, on carbure. De jour comme de nuit, les équipes d’EBOMAF enchaînent les opérations, dans un ballet d’engins qui ne s’arrête presque plus. Après les longs mois de travaux préparatoires, souvent invisibles pour le grand public, le chantier vient d’entrer dans le dur : la mise en œuvre de la couche de fondation en GNT 0/31,5. En clair, la route commence enfin à prendre corps.
Dans la province de la Ngounié, ce linéaire n’est pas un chantier comme les autres. C’est une promesse faite aux populations depuis des années, celle du désenclavement. Sur le terrain, le dispositif est désormais pleinement mobilisé, avec une organisation qui tourne en continu. L’objectif est affiché sans détour : accélérer le rythme d’exécution et faire basculer le projet vers les prochaines étapes de la chaussée.
Au cœur de cette montée en puissance, il y a une opération technique que les non-initiés pourraient sous-estimer : la planche d’essai de la couche de fondation en grave non traitée 0/31,5. Pourtant, c’est elle qui conditionne tout le reste. Elle permet de vérifier la conformité des matériaux, de régler les paramètres optimaux de mise en œuvre et de s’assurer que les exigences de qualité sont respectées avant de lancer les travaux à plus grande échelle.
Pourquoi faut-il insister sur cette étape ? Parce qu’une route ne se juge pas le jour de son inauguration, avec les rubans et les discours. Elle se juge cinq ans, dix ans après, sous la pluie, sous les camions surchargés, sous l’usure du temps. Si la fondation est bâclée, l’enrobé se fissurera, s’affaissera, et deviendra un nouveau champ de nids-de-poule. En validant cette planche d’essai, EBOMAF dit en substance : ici, on construit pour durer, pas pour la photo.
Au-delà de cette avancée technique, tous les regards sont désormais braqués sur la suite du calendrier. L’arrivée de l’enrobé est annoncée comme imminente, dans les prochaines semaines. Et pour les riverains, l’enrobé, c’est le moment de vérité. C’est le bitume noir, lisse, qui transforme une piste de chantier poussiéreuse en une véritable route moderne, praticable en toute saison.

Sur le terrain, la succession des opérations traduit une volonté d’accélération évidente. Après la préparation et la structuration de la plateforme, le passage aux différentes couches de chaussée rapproche progressivement le projet de sa phase de finition. Chaque mètre de fondation posé est un mètre gagné sur l’enclavement, sur l’isolement, sur la galère des transporteurs.
Cette montée en cadence sur Lébamba-Mbigou ne se joue pas en vase clos. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large, sur l’ensemble des axes confiés à EBOMAF. Le linéaire Ntoum-Cocobeach en est déjà la preuve, avec une progression présentée comme en avance sur les délais contractuels. Quand on avance quelque part, on doit avancer partout, sinon la crédibilité s’effrite.
Le même niveau d’engagement est désormais attendu, et exigé, sur l’axe Yombi-Mandji, où l’accélération des opérations constitue également un enjeu majeur. Pour EBOMAF, le défi est de maintenir la pression opérationnelle sur plusieurs fronts à la fois, sans jamais sacrifier la qualité technique. C’est un exercice d’équilibriste logistique, mais c’est à ce prix que se construit une réputation.
À Lébamba-Mbigou, les prochaines semaines seront donc déterminantes. Entre la poursuite des travaux de fondation et l’arrivée annoncée de l’enrobé, le chantier s’approche d’une séquence particulièrement attendue par les populations, les commerçants, les élèves et les malades qui doivent se déplacer.
Sur cet axe stratégique pour le désenclavement de l’arrière-pays, EBOMAF entend désormais donner à voir, sur le terrain, la concrétisation progressive de ses engagements. Les promesses ne suffisent plus, les discours ne roulent pas. Ce que les Gabonais de la Ngounié veulent, c’est rouler. Et cette fois, la route semble enfin prendre forme.
