« La croissance n’a de sens que si elle améliore le quotidien » : Le plaidoyer fort de Joachim Mbatchi Pambou contre la vie chère

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Entre flambée des charges, répercussions sur les transports et difficultés des ménages, l’ancien candidat à la présidentielle analyse les défis incontournables de l’économie gabonaise et exhorte le gouvernement à des mesures concrètes.

 

Les indicateurs macroéconomiques et les grands équilibres budgétaires ont-ils un sens si le quotidien des citoyens s’alourdit de jour en jour ? C’est la question fondamentale posée par Joachim Mbatchi Pambou, Président du Forum pour la Défense de la République (FDR) et ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2023, dans une vibrante tribune libre consacrée à la lutte contre la vie chère au Gabon.

 

Intervenant au lendemain de l’application de la nouvelle structure des prix des carburants entrée en vigueur ce 1er novembre 2026 — portant le litre d’essence à 735 FCFA (+23,5 %) et le gasoil à 705 FCFA (+22,6 %) —, cette prise de position met en lumière les répercussions inévitables de cette hausse sur l’ensemble de la chaîne économique, du transport des personnes à l’acheminement des denrées alimentaires.

 

Tout en reconnaissant les contraintes financières de l’État et le poids croissant des subventions sur les caisses publiques, le leader politique souligne qu’« on ne peut pas demander indéfiniment des efforts aux populations sans leur donner des perspectives concrètes d’amélioration de leurs conditions de vie ».

 

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Pour le président du FDR, la réussite de la politique économique nationale ne doit pas se mesurer uniquement à l’aune des grands chantiers d’infrastructure, mais à la capacité d’un chef de famille à terminer le mois dignement.

 

Face à l’urgence de la situation, la tribune plaide pour des mesures structurelles audacieuses : Intensifier la surveillance des prix des produits de première nécessité sur les marchés. Optimiser la chaîne d’importation et de distribution pour casser la spéculation. Activer une véritable politique d’autosuffisance alimentaire pour réduire la dépendance extérieure. Mettre en place des mécanismes de protection ciblés en faveur des foyers les plus vulnérables.

 

« Les Gabonais ne demandent pas des privilèges. Ils attendent simplement de pouvoir vivre dignement du fruit de leur travail. Et cette attente mérite d’être entendue », conclut l’auteur, rappelant que la construction durable du pays exige que la croissance économique aille de pair avec la justice sociale.

Kévine-Aymard LELENGUI

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