CPPF : SEULEMENT 5% DES FONCTIONNAIRES RÉCLAMENT L’AIDE MATERNITÉ, LA CAISSE LANCE UNE CAMPAGNE POUR BRISER LE MUR DE L’INACCESSIBILITÉ
Moins de 5%. C’est le taux de recours à l’allocation prénatale et à la prime de naissance à la CPPF. 95% des femmes fonctionnaires et épouses de fonctionnaires éligibles ne touchent rien. Jeudi 20 août 2026, la Caisse des Pensions et des Prestations Familiales des Agents de l’État a décidé de sonner l’alerte et d’agir.
Sous l’égide du Secrétaire Général du ministère, Dr François NDJAMONO, la CPPF a lancé sa campagne dans l’auditorium du Ministère de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités. Objectif affiché : informer, démystifier, et faire descendre l’administration jusqu’aux agents.

Deux prestations concrètes, mais méconnues :
– L’Allocation Prénatale : 80 000 FCFA, versée au 7ᵉ mois de grossesse
– La Prime à la Naissance : 60 000 FCFA par enfant vivant et viable, versée au 6ᵉ mois après l’accouchement
De l’argent déjà prévu, déjà budgété… et qui ne part pas.
C’est la formule du DG de la CPPF, Carl NGUEBA BOUTOUNDOU. Pour lui, le problème n’est pas le manque de moyens. C’est le manque d’information. Procédures jugées compliquées, formulaires introuvables, délais ignorés. Résultat : des droits qui ne sont pas réclamés.

La campagne court du 1er au 30 septembre 2026. Et la CPPF ne reste pas derrière son bureau. Ses équipes iront dans les hôpitaux, les ministères et les administrations publiques. Mission : expliquer les critères, aider à monter les dossiers, répondre aux questions. Une administration qui se déplace, c’est rare. Il faut le souligner.
Trois raisons reviennent : méconnaissance, peur de la paperasse, et délais ratés. Beaucoup d’agentes ignorent l’existence de ces aides. D’autres pensent que c’est automatique. Or la CPPF le rappelle : il faut faire la démarche et respecter les délais de dépôt. Sinon, pas de versement.
80 000 FCFA au 7ᵉ mois, c’est le budget des premiers achats pour bébé. 60 000 FCFA six mois après, c’est un coup de pouce quand les dépenses explosent. Ne pas les réclamer, c’est laisser passer un soutien direct au pouvoir d’achat des familles de fonctionnaires. Dans un contexte d’inflation, chaque franc compte.
Pour simplifier, les formulaires sont désormais disponibles en ligne sur http://www.cppf.ga. L’idée : éviter les allers-retours et permettre aux agents en province de lancer leur dossier. Reste à faire connaître le site et à accompagner ceux qui n’ont pas l’habitude du numérique.
Au-delà de l’argent, cette campagne dit autre chose : l’État doit rappeler à ses propres agents qu’ils ont des droits. La CPPF se positionne ici moins comme une caisse qui paie, plus comme un service public qui accompagne. Si le taux de 5% grimpe, ce sera la preuve qu’une communication de proximité fonctionne.
La CPPF ne crée pas de nouvelle dépense. Elle distribue ce qui existe déjà. Et c’est peut-être le plus urgent.
Du 1er au 30 septembre, les équipes seront sur le terrain. Aux agentes et épouses de fonctionnaires de saisir la balle : vérifier leur éligibilité, télécharger le formulaire sur http://www.cppf.ga, et déposer à temps. L’aide existe. Il ne manque plus que la demande.
Source : CPPF
